Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Humeurs bigarrées

bref...

Sulfureux retour

18 Décembre 2012 , Rédigé par humeursbigarrees Publié dans #Bref...

 "Fermez-la. A tout jamais. Ceci n'est pas un dialogue." Dieudonné, Rendez-nous Jésus.

Je ne sais par quelles fulgurances l'idée de reprendre ce blog est venue à son propriétaire. Ces lieux étaient devenus fades. Austères. Ici sentait le poisson frais. Un poisson frais qui a dû rester une éternité, pourrissant en l'absence de lumière. Non. En fait, soyons plus sérieux. Ici sentait le pont-levis sec. Resté trop longtemps sans être pénétré par une pine de pensées fertiles. Des âmes perverses sont même allés jusqu'à soutenir que la sensibilité de son détenteur à toutes les sollicitations du monde extérieur avait disparu. Ils n'ont pas tout à fait tort...
Cette année a été l'Âge d'or de la Bêtise. Abondance des crêtes, de surcroît jaunes. Les cons avec toute la liberté possible. La race moranienne en expansion. La Femme dupée par son excès de désir de plaire : maquillages frôlant "les guignols de l'info", démarches de pingouin, jargon effronté. L'homme dans tous ses excès, etc. Cette année devrait marquer, pour le bien de l'humanité, la fin du monde...
Quelle attitude adoptée face à lui ? L'ironie. Marque d'humour. Ce dernier, lui-même, qui permet de rire de la réalité pour mieux la supporter.
Toutefois, subsiste un souci. L'ironie est un bien bel accoutrement quand il s'agit de l'oralité, par contre, à l'écrit, elle est souvent à l'origine de très nombreuses méprises et de confusions et pour cause, l'écriture ne donne pas le ton, à moins d'user d'une ponctuation particulière, excepté cela, l'écriture fige, cristallise le champ lexical de nos émotions, elle trouble la clarté de nos humeurs. L'ironie est connivence, complicité entre deux interlocuteurs minimum, sans cela, elle n'est perçue que par celui qui en fait preuve et l'ironie prend les teintes du dédain et n'est plus de facto ironie. Si l'ironie n'est pas comprise par vis-à-vis, quel qu'il soit, alors le sens et l'utilité de ce trait d'esprit disparaissent. Je ne conclus pas mais je rajouterai avant de m'interrompre que les débats à distance ne sont guère propices à ce genre d’arôme de rhéteur. Ces réseaux où la raison ne fait plus d'ombre aux enfantillages, ne justifient leur présence divertissante que par leur absence de code moral, de règle d'éthique. Hélas, quand nous n'avons plus de socle commun, de contrat social inaliénable ou bien de chevalerie mutuelle, le débat et l'échange ne peuvent être que les piaffements résonnants de nos lâchetés égotistes. Alors, permettez-moi de saliver. De grommeler. D'exprimer mes humeurs bigarrées. Et enfin, d'ironiser. Tant mieux pour ceux qui ont instauré une complicité entre eux et moi.
Et quand vos pensées virevoltent sur ma tronche virtuelle, oubliez l’œil justificateur qui vient condamner votre libre spontanéité. Peu importe si vous vous éloignez du rivage, l'important est de barboter. Utilement. Les autres, allez piaffer ailleurs.

 

De retour donc...

Lire la suite